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 [OS]Vive le mariage !

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Ana
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MessageSujet: [OS]Vive le mariage !   Mar 28 Juin - 6:19

Auteur : Moi <3
Rating : G
Genre : General & angst [big spoil nan XD]
Disclaimer : Cette histoire et ses personnages m'appartiennent entièrement. La reproduction partielle ou complète de ce texte sans crédits est formellement interdite.
Résumé : Une histoire, tout simplement. Un destin.
Note de l'auteur : Texte qui sort d'un rêve. Même s'il a énormément changé depuis ^^ Déjà parce qu'à la base, il aurait été plus à sa place en "Him & Me" XD Mais bon, ré-écriture après ré-écriture, il s'est transformé pour finalement devenir ça. Ah, et j'aimerais beaucoup avoir votre interprétation de l'histoire, aussi, donc n'hésitez surtout pas ^^


Vive le mariage !

Le pardon, la rédemption, tout ça... C'est bien beau, mais quand on a assez merdé pour que l'autre soit tout simplement parti... Que fait-on ? Comment demander pardon à quelqu'un qui n'est plus là ?

Chaque jour, c'est la même chose. Le même rituel. Depuis deux mois. … Jour pour jour. A le voir faire, on ne croirait pas. Il a toujours l'air aussi désespéré. Deux mois qu'il vérifie anxieusement, quotidiennement, sa boîte aux lettres, son répondeur, ses courriels. Chaque jour, la douleur le transperce. Chaque jour, il a l'impression de sentir son cœur s'arrêter de battre quelques longues secondes avant de, péniblement, reprendre sa course. Et chaque jour, pendant ces interminables secondes, il se dit que ça y est. Qu'enfin, son cœur a atteint sa limite. Qu'il va simplement ne pas redémarrer. Que c'en sera fini de cette attente, cet espoir, cette douleur sans fin. Mais malgré tout il continue de vivre. Il ne pleure plus. Il y a longtemps que son corps ne contient plus assez de larmes pour qu'il puisse pleurer. Non, la seule chose qu'il peut faire, c'est continuer à espérer, continuer à souffrir, continuer à se traiter de tous les noms. Continuer à revivre cet instant, cet instant où tout a dérapé. Sa vie est en suspens, son souffle retenu. Il attend. Désespérément. Un mot. Un signe. N'importe quoi. Deux mois qu'il attend. Inlassablement.

Rien. Le néant. Que dalle. Nada. Ça ne devrait pas faire aussi mal. Pourquoi est-ce que ça fait aussi mal ? Pourtant je devrais avoir l'habitude maintenant, non ? Mais c'est à chaque fois la même chose. Le même espoir fou. La même déception. Le même cœur qui se déchire, encore et encore. Il devrait être réduit en tous petits morceaux maintenant. Comment fait-il pour continuer à se briser, encore et encore, tous les jours ? Je sais bien que c'est de ma faute. Que j'ai tout gâché. Ruiné notre bonheur. Mais deux mois, c'est assez, comme punition. Non ? Et pourtant. Et pourtant elle avait l'air plutôt partante. Elle n'a rien dit. Rien fait, jusqu'au tout dernier moment. Et là elle est partie. Avec lui. Je regrette. Vraiment. Nous étions suffisamment heureux tous les trois. Je n'aurais pas dû vouloir plus. Je pensais... Je pensais avoir compris. Compris les liens qui existaient entre nous trois. La façon dont nous fonctionnions. Apparemment non. Je n'avais rien compris. Rien compris dut tout. Je pensais que je pourrais l'avoir pour moi seule. Qu'il ne comptait pas tellement. Que c'était elle le centre. C'est fou comme l'on peut être aveugle même à propos de soi-même ! Mais maintenant je sais. Alors reviens. S'il te plaît. … Revenez. S'il vous plaît...

J'avais été attiré dès le premier regard. Comme un papillon se rapproche de la flamme, petit à petit, je les avais approchés. Il y avait quelque chose en eux qui m'attirait inexorablement. Tout le monde pensait qu'ils étaient en couple. De l'extérieur, ils semblaient être le plus heureux des ménages qui puisse exister. Pourtant, plus j'apprenais à les connaître, plus je comprenais que ce n'était pas cela du tout. C'était même tout le contraire. Ils étaient peut-être les meilleurs amis du monde, mais aucun des deux ne trouvait même concevable de sortir avec l'autre. Ce n'était juste pas possible. Ce n'était pas qu'ils ne le souhaitaient pas. C'était simplement...qu'elle n'était pas ce qu'elle semblait être. Tous la croyaient douce, généreuse... Ce n'était pas le cas. Enfin si, mais elle ne montrait au reste du monde qu'une petite facette de sa personne. Tout le reste, elle le cachait soigneusement à tous. Tous, sauf lui, son meilleur ami.

Et lui était du même genre. Qui aurait soupçonné, à le voir ainsi, calme et serein, impassible et froid au milieu des bousculades et autres chamailleries des autres étudiants, qu'il cachait en lui un feu dévorant ?

Sans vraiment que je m'en rende compte, les deux meilleurs amis avaient un jour commencé à m'inclure dans le compte. De deux, ils – nous - étions maintenant trois. Elle était la flamme qui m'avait attiré, moi, petit papillon. La flamme, le papillon et... Pour lui, je ne savais pas trop. Je ne sais toujours pas, d'ailleurs. Malgré notre proximité, il est toujours resté une énigme. Quel rôle exactement tient-il dans tout cela ? Et pourtant, il était toujours là. Il y était avant que je n'arrive, et il n'est jamais parti. Il a toujours eu la même position. Enfin, si l'on peut dire cela.

Ce n'est que maintenant, après m'être brûlé les ailes, que je comprends qu'en réalité, ce n'était pas elle qui m'avait intégrée dans leur couple, qui avait initié les changements. Non. Cela avait toujours été lui. Lui qui m'avait laissé percevoir ce que personne d'autre ne savait. Lui qui m'avait laissé trouver ma place entre eux, avec eux. Lui qui avait permis ce premier baiser. Et tout ceux qui avaient suivis. S'il avait dit non, s'il avait refusé, je suis sûre qu'elle ne serait pas venue. Qu'elle ne m'aurait pas laissé venir vers elle.

Dans un sens, ils avaient réellement besoin de moi. Enfin, peut-être pas vraiment de moi. Tout du moins, de ce que j'étais et qu'ils n'étaient pas. Ils n'avaient jamais vécu autre chose qu'eux deux. Ils ne savaient comment faire pour être ensemble et ne pas se détruire mutuellement. Je pense que c'est ce qui les avait empêchés, tout ce temps là, d'être autre chose que les meilleurs amis du monde. Ils auraient trop facilement pu anéantir l'autre.

Lui était un feu de brousse. Puissant, impossible à arrêter une fois allumé, dévastateur, instable. Elle était tout son contraire. Ou pas. Peut-être ne faisait-elle que réagir différemment aux mêmes pensées, aux mêmes sentiments. Que sais-je. Toujours est-il qu'elle restait froide et impassible alors que lui manquait d'exploser. Mais il y avait bien une chose qu'ils avaient en commun. Au moins une, et même eux étaient forcés de l'admettre. Possessifs. Possessifs et jaloux. Encore maintenant je me demande comment est-ce qu'ils ont réussi à m'admettre dans leur petit monde. Je ne sais pas comment ce miracle a été possible. Une chose sur laquelle je ne les avaient entendus se disputer : dès que je parlais un peu trop à telle ou telle personne, ils arrivaient avec une très bonne excuse pour m'emmener avec eux. C'était presque comme s'ils m'interdisaient de parler et encore moins de sourire à quelqu'un d'autre qu'eux. Ne parlons pas de toucher une personne, ne serait-ce que pour lui serrer la main ou lui faire la bise. J'étais flatté, mais sincèrement, assez en colère, quand j'ai compris. Je m'étais empressé de leur faire comprendre. Il pouvait crier autant qu'il voulait, elle pouvait me lancer les regards les plus froids de son artillerie, je parlais à qui je voulais, je disais bonjour normalement aux gens. Cela avait été notre première et dernière sérieuse dispute. Il avait ravagé le salon, elle m'avait battu froid pendant quelques jours. J'avais tenu bon, et ils avaient fini par se résigner. Le reste des disputes étaient sans importance. En fait, dans la plupart, je calmais le jeux alors que lui s'excitait contre elle qui lui répondait le plus calmement du monde, une lueur meurtrière dans le regard. Je leur avais permis d'apprendre à contrôler leur tempérament. A composer avec les humeurs de l'autre, également. Plus le temps passait, moins les disputes étaient fréquentes et plus nous étions heureux. Pour le reste du monde, ils n'avaient jamais cessé d'être ensemble. Pour le reste du monde, j'étais leur ami, rien de plus. Pour le reste du monde, il était glacialement asocial et elle généreuse, toujours de bonne humeur et pleine d'entrain. En vrai, le lit était assez grand pour nous trois. Et je dormais au milieu. Et j'aimais ça. Ils me protégeaient. Je me sentais en sécurité et aimé entièrement pour la première fois de ma vie. Moi qui m'était senti seul toute ma vie, je débordais désormais d'assurance. J'avais l'impression de faire partie de quelque chose, d'être aimé à ma juste valeur. Peut-être est-ce justement ce qui me poussa à faire ça. Je ne sais pas vraiment ce que j'espérais, à faire ça. Je pensais encore que j'étais la seule chose qui leur permettait d'être ensemble. Que sans moi, ils retourneraient comme avant, incapables d'être plus que de meilleurs amis. J'avais oublié qu'ils étaient déjà ensemble avant de me rencontrer. Que la seule chose que je leur avais apporté, cela avait été le contrôle. Je leur avais permis de comprendre comment faire pour exprimer leurs sentiments sans se détruire réciproquement. Je n'avais pas inventé leurs sentiments. Donc en théorie, s'ils avaient les sentiments et s'ils savaient comment les exprimer, ils n'avaient plus vraiment besoin de moi pour fonctionner, non ? Sauf que tout ce raisonnement, je l'ai effectué trop tard. Ils étaient déjà partis. Partis parce que, un beau jour, tout plein de mon assurance, de mes certitudes, je m'étais tournée vers elle et que je l'avais demandée en mariage. Son premier réflexe avait été de le regarder. J'avais alors pensé qu'elle voulait connaître sa réaction. Elle, comme d'habitude, ne trahissait absolument rien de ses pensées. Il n'avait rien dit, s'était contenté de lui retourner son regard, avec, pour une fois, aucune émotion violente. Elle l'avait regardé, il l'avait regardée en retour, c'était tout. Devant ce manque de réaction, elle s'était retournée vers moi et avait accepté. J'étais heureux. Tout s'était bien passé, jusqu'à la fin. Une seule chose avait changé : nous ne dormions plus tous les trois ensemble, nous le voyions de moins en moins. Je pensais qu'il faisait preuve de délicatesse et s'effaçait petit à petit. Cela m'avait rendu triste, mais j'étais tellement heureux qu'elle ait accepté que je n'y avait pas vraiment prêté attention. Jusqu'à ce que je me retrouve forcé à reconsidérer tout ce que je croyais. Quand elle était arrivée à notre mariage en tee-shirt et jean. Elle m'avait délicatement embrassé puis s'était reculée de quelques pas. Je n'avais pas remarqué qu'il l'avait suivie, jusqu'à ce qu'il se penche également pour m'embrasser, violemment. Sur le moment, ça m'avait fait sourire, jusqu'au bout, ils étaient différents. Quand j'avais compris que quelque chose n'allait pas, qu'il n'aurait pas dû m'embrasser, qu'elle n'allait pas se changer, c'était trop tard. Sans un mot, ils s'étaient éloignés. Sans un regard en arrière, ils étaient montés dans une voiture. Et il avait emmené mon ex-fiancée loin de moi.

Une autre journée. La même mélancolique routine. Ouvrir la boîte aux lettres. Rien. Vérifier ses courriels. Rien. Les SMS. Rien. La boîte vocale. Rien. Rien rien rien rien. Que dalle. Nada. Ce n'est pas la première fois qu'il vérifie. Ce n'est pas la première fois qu'il ne trouve ni lettres, ni courriel, ni SMS, ni appel qui l'attend. Mais il ressent toujours le même espoir fou, la même peur. Peur qui se réalise immanquablement. Quand est-ce que son cœur arrêtera de se briser ? Chaque jour, la douleur le transperce. Chaque jour, il a l'impression de sentir son cœur s'arrêter de battre quelques longues secondes avant de, péniblement, reprendre sa course. Et chaque jour, pendant ces interminables secondes, il se dit que ça y est. Qu'enfin, son cœur a atteint sa limite. Qu'il va simplement ne pas redémarrer. Que c'en sera fini de cette attente, cet espoir, cette douleur sans fin. Mais malgré tout il continue de vivre. Il ne pleure plus. Il y a longtemps que son corps ne contient plus assez de larmes pour qu'il puisse pleurer. Non, la seule chose qu'il peut faire, c'est continuer à espérer, continuer à souffrir, continuer à se traiter de tous les noms. Continuer à revivre cet instant, cet instant où tout a dérapé.

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MessageSujet: Re: [OS]Vive le mariage !   Lun 4 Juil - 19:53

Que dire ? Cet OS est vraiment bien écrit !
Euh je ne comprends pas dans ta note quand tu dis "Ah, et j'aimerais beaucoup avoir votre interprétation de l'histoire, aussi, donc n'hésitez surtout pas ^^"
Tu dis donc qu'il y a plusieurs façon d'interprété...
Donc moi dans la première partie (avant l'explication) je pensais qu'il avait une maladie grave et qu'il allait mourir ou alors ue sa copine avait cassé (dans un sens j'avais raison x) )
Donc je ne sais pas si ça répond à ta "question"...

P.S: j'aime bien ton style d'écriture ! =D
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MessageSujet: Re: [OS]Vive le mariage !   Mar 5 Juil - 2:15

Ben en fait j'ai surtout eu des retours auxquels je ne m'attendais pas... Et tu vois, je me dis qu'il y a certains trucs que j'ai peut-être pas réussi à faire passer comme je le voulais ^^'
Enfin bon, l'important, c'est qu'il plaise quand même XD
Merci <3
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MessageSujet: Re: [OS]Vive le mariage !   Mar 5 Juil - 2:30

Bah Écoute de rien =D
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MessageSujet: Re: [OS]Vive le mariage !   

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