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 [OS]A valentine's day

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Ana
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MessageSujet: [OS]A valentine's day   Lun 27 Juin - 8:22

Auteur : Moi <3
Rating : G
Genre : General.
Disclaimer : Cette histoire et ses personnages m'appartiennent entièrement. La reproduction partielle ou complète de ce texte sans crédits est formellement interdite.
Résumé : Quand la lecture d'une simple lettre peut changer toute une vie.
Note de l'auteur : Texte qui représente beaucoup. Il a beaucoup changé depuis le premier jet ^^


A Valentine's day

Tu te souviens de notre rencontre ? Comment aurais-je pu oublier ?

C'était une belle journée d'automne. Je me réveillais, en retard, après un rêve particulièrement ... déroutant. Extrêmement érotique aussi, mais passons, ce n'est pas le plus important. Ce qui importait avec ce rêve, c'était les réminiscences que j'en avais. Un visage qui refusait de me sortir de l'esprit. C'était tout bonnement incroyable qu'une personne, uniquement née de mes fantasmes, puisse ainsi me hanter.
Pour dire vrai, ce visage m'obsédait tellement que je me retrouvais, sans vraiment m'en rendre compte, à le dessiner sur ma feuille de cours, en lieu et place de la dite leçon d'histoire qui aurait dû s'y étaler. Esquisse qui ne tarda pas à attirer l'attention de mon voisin. Mon meilleur ami, et amant, m'avait arraché la feuille pour l'examiner. Il s'était enquit de l'identité de ce "bel inconnu". Mon explication ne l'avait pas satisfait, puisqu'il avait commencé à me faire une véritable crise de jalousie. En plein milieu du cours d'histoire. J'étais tout ce qu'il y a de plus embarrassé. J'avais essayé de le calmer, d'éviter l'explosion qui ne manquerait pas d'arriver si j'avais le malheur de prononcer un mot de travers. Mais rien de ce que j'avais pu dire ne le fit changer d'avis. Pour lui, je l'avais trompé ET j'avais l'audace de démentir ce qui était "l'évidence même", puisque la dernière fois que j'avais dessiné un portrait, cela avait été le sien. En cela, je n'avais pas pu le détromper.
Il était possessif et jaloux. Pour lui, le fait que je dessine le visage d'un homme valait mieux qu'un aveu.
Sauvé par la sonnerie, je m'étais empressé de rassembler mes affaires et de sortir de la salle, m'étouffant presque de colère devant cette injustice. J'étais allé me calmer dans le parc pas très loin, apaisé par le calme ambiant. C'était en me baladant dans les rues désertes que j'avais aperçu, sur une petite place, un homme, de dos, devant un chevalet. Je m'étais approché sans faire de bruit, curieux.
Au premier plan, un oiseau volait au-dessus des flots. La mer s'étendait à perte de vue. Enfin, presque. On pouvait distinguer des falaises, très, très loin. Et l'oiseau était un rapace. Je m'étais interrogé sur la raison qui aurait pu pousser un rapace à s'éloigner autant de la terre ferme. Et puis j'avais compris ce que le peintre était en train d'ajouter à son tableau. Une chaîne, qui me semblait immatérielle, presque invisible, était rattachée à l'une des pattes de ce rapace. Presque immédiatement après avoir compris cela, le tableau m'avait évoqué le faux espoir du faucon qui, se croyant libre, veut retourner à la terre. Mais qui serait, tôt ou tard, rappelé par la personne à l'autre bout de cette chaîne. Son maître.
Une voix m'avait brusquement sorti de mes pensées :

- Alors, qu'est-ce que tu en penses ?

Confus, je m'étais excusé.

- Oh, je suis désolé. Je ne voulais pas déranger.

- C'est rien. Et puis je suis impressionné que tu sois resté aussi longtemps debout à me regarder peindre.

- Aussi longtemps ?
, je lui avais répondu, choqué.

Puis, après vérification de ma montre :

- Oh non, il faut que j'y ailles, je vais être en retard !

Et pour la deuxième fois en moins de 24h, je m'enfuis, sans un au revoir.

Tu m'as permis d'oublier mes chaînes. Pour ça, je ne te remercierai jamais assez. Mais il y a quelques jours, elles se sont tendues de nouveau, me rappelant leur existence.
Ne me hais pas pour te l'avoir caché, s'il te plaît. Je sais que tu l'as toujours su. Qu'un jour je t'abandonnerai. Ne le nie pas. C'est pour ça que tu étais aussi en colère. Pour cacher ta peur.
Pour notre première rencontre, le soleil était radieux. Mais ce jour-là...
Il pleuvait à verse.

Après quelques mois de tâtonnements : crises de jalousie, disputes, déclarations d'amour éternel, poursuites... nous avions fini par trouver un équilibre, tous les trois. Benji avait repris son rôle de meilleur ami, toujours là pour moi. Nat était mon petit ami depuis maintenant un an. Seul problème : ils se détestaient. Mon âme-sœur et l'homme de ma vie ne pouvaient pas se voir sans se lancer des regards assassins. Quant à moi, eh bien... je m'étais transformé en équilibriste. J'avais refusé de choisir entre eux deux quand ils me l'avaient demandé, au début. Ils avaient compris. Quelque soit mon choix, je perdais une partie de moi, aussi vitale pour moi que l'un de mes poumons.
Et donc, en ce jour pluvieux, je me rongeais les sangs, dans l'appartement que je partageais avec Nat. Cela faisait maintenant onze jours précisément qu'il avait disparu. Il lui était déjà arrivé de s'évanouir ainsi dans la nature, mais jamais plus de deux jours. Et je commençais à sérieusement ne plus en pouvoir de l'attendre ainsi, sans savoir ce qu'il lui était arrivé.
Je regardais la pluie tomber, blotti sur le canapé, quand j'avais entendu la porte s'ouvrir. Je m'étais retourné pour dire à Benjamin de partir et ... M'étais précipité dans les bras de Nat. Je l'avais embrassé comme s'il avait été de l'oxygène et que je venais de peu d'échapper à l'étouffement. Surpris, il avait quand même répondu à mon baiser. Je m'étais écarté aussi soudainement que je m'étais jeté sur lui. Et je l'avais giflé. A toute volée. Tellement fort que la marque de ma main était apparue sur son visage. Puis je m'étais mis à crier, comme je ne l'avais jamais fait.

- Qu'est-ce qu'il t'a pris de partir comme ça ? Tu imagines ce que j'ai vécu Nat ? J'étais mort d'inquiétude ! Ça ne te ferait rien, à toi, si je partais, comme ça, sans un mot, du jour au lendemain ? J'ai passé onze jours à me ronger les sangs, à tourner en rond dans l'appartement ! Onze jours entiers !

Tout ce qu'il avait trouvé à répondre, d'un air étonné, avait été :

- Tu as compté.

- Evidemment que j'ai compté, espèce de... de... salaud !
, je lui avais hurlé. Puis, lentement, j'avais expiré, avant de lui souffler, très, très, très, très doucement : Ne me refais plus jamais ça, Nathaniel. Ou je te promets de te faire vivre un enfer. Tu ne partiras plus sans me prévenir, Nathaniel. Jamais plus. Parce que la prochaine fois que tu le feras, tu ne trouveras personne à ton retour, Nathaniel. Personne.

Je m'étais détourné, le laissant là, dans l'entrée, bouche bée. J'avais beau être assez lunatique et imprévisible, je n'étais pas coutumier de ce genre d'éclat. Même pour moi, ce genre de revirement à 180° n'était pas normal. Il était choqué. Honnêtement, moi aussi. Je n'avais pas prévu ça. Du tout. Mais du diable si je l'avouais à quiconque, et encore plus à lui !
J'étais retourné m'asseoir dans le canapé. Mais même si mon regard était toujours tourné vers la pluie qui tombait au-dehors, je ne lui consacrais plus toute mon attention. J'avais attendu, attentif au moindre bruit, moindre mouvement derrière moi.
Une minute plus tard, il avait doucement posé ses mains sur mes épaules. Je m'étais détendu. Il n'avait pas pris ses affaires. Il n'était pas parti. Il restait ... N'est-ce pas ?
Il avait délicatement pris mon menton entre ses doigts, me tournant la tête et m'embrassant légèrement puis s'était écarté juste assez pour pouvoir me chuchoter, tout contre mes lèvres :

- Pardonne-moi. Je ne le ferai plus. Promis. S'il te plaît, Paul ?

- C'est la dernière fois.


Je l'avais chastement embrassé et m'étais retourné, me dégageant de ses doigts.
J'avais vraiment essayé de paraître indifférent, mais il avait dû voir quelque chose, car il avait contourné le canapé et était venu se nicher tout contre moi. Incapable de lui résister plus longtemps, je m'étais détendu à son contact. Je n'avais jamais pu lui faire la tête très longtemps de toutes façons. Cela n'avait jamais été dans mon caractère. Et cela l'était encore moins quand il était concerné.
Ce qui avait suivi devait être l'une de nos plus torrides étreintes. Désespérés, impatients, nous avions fait l'amour comme si ce jour était le dernier que nous devions vivre. Le dernier où nous serions ensemble. Comme si c'était notre première fois et que nous nous découvrions l'un l'autre. Mais le sentiment d'urgence qui s'était dégagé de cette étreinte semblait appartenir à une dernière fois. Et dans un sens, c'était vrai. Cela avait été la première ‒ et la dernière ‒ fois,que quelque chose de ce genre nous arriva.
Cette après-midi là, j'avais laissé la pluie crépitante couvrir la petite voix intérieure qui me soufflait : "Pour toujours, vraiment ? En es-tu bien sûr ? Tu ne trouves pas que quelque chose cloche ?"

J'ai tenu ma promesse. Je te préviens. Je sais que tu vas quand même te mettre en colère. Et ça ne me dérange pas. Du moment que tu es vivant, c'est tout ce qui m'importe.
Permets à Benjamin de rester avec toi. S'il te plaît, Paul ? C'est important. Il prendra soin de toi.
Tu es la meilleure chose qui ne me soit jamais arrivé. Je t'aimerai toujours. Mais ne m'attends pas. Je suis obligé de partir. Je ne sais pas quand je pourrai revenir. Ni même si je pourrai revenir un jour. Je veux pouvoir me dire que tu es heureux.

Vis ta vie et sois heureux pour moi, Paul. Je t'en prie.

Je t'aimerai toujours.

Nathaniel.


Alors que je finissais de lire, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir. J'y prêtais à peine attention. J'étais glacé. Mais je doute qu'une couverture aurait pu y remédier. Même si elle avait été particulièrement épaisse.
Je ne pouvais plus bouger, plus penser. La feuille s'était échappée de mes doigts subitement sans forces.
Je ne remarquais pas vraiment Benji qui m'entourait de ses bras. Je répétais en boucle, comme un disque rayé : « C'était des adieux. Quand il est revenu, c'était des adieux. »


Depuis, je suis passé par toutes les phases. J'ai pleuré, j'ai hurlé, je l'ai recherché. Je ne l'ai jamais retrouvé. Sans Benji, je me serais sûrement laissé mourir. Mais ça ne change rien. Aucun d'eux ne pourra changer ça. Avec Nat, c'est une partie de moi qui a disparu. Il voulait que je vive : je suis vivant. Heureux : … c'est impossible.

Je vis et je l'attends.
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MessageSujet: Re: [OS]A valentine's day   Mer 4 Avr - 5:56

Je sais pas vraiment quoi dire.
J’ai beaucoup aimé mais j'ai trouvé ça un peu trop long. En fait, je pense que les morceaux de la lettre et la fin du texte m'auraient suffis.
C'était vraiment bien mais j'aurais encore plus aimé si il y avait eu plus de suspense, si c'était plus court. Mon amour pour les courts textes n'a rien à voir là-dedans, non. C’est juste que j'ai trouvé que tu donnais trop de détails et ça m'a frustrée ^^'
C’est bizarre, j'ai l'impression de te sermonner ^^'
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Ana
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MessageSujet: Re: [OS]A valentine's day   Mer 4 Avr - 6:07

Oh. Mais fallait que j'explique comment Paul savait pour les chaînes. Et puis pourquoi est-ce qu'il savait, aussi. Qu'il pressentait qu'un jour Nathaniel partirait.
Enfin bref. Sache aussi qu'à la base l'histoire c'était une fiction que je n'ai juste pas réussi à continuer/finir. Et je me suis rendue compte que ça le faisait très bien aussi. Peut-être effectivement que les passages "souvenirs" étaient légèrement de trop. Mais j'avais trop de choses à dire sur eux deux, je ne pouvais pas ne pas les mettre, honnêtement.
Enfin bref.
Merci <3
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