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 [OS]J'ai pas les mots

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Ana
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MessageSujet: [OS]J'ai pas les mots   Dim 26 Juin - 7:02

Auteur : Encore moi !
Rating : G
Genre : General, angst aussi sûrement.
Disclaimer : Cette histoire et ses personnages m'appartiennent entièrement. La reproduction partielle ou complète de ce texte sans crédits est formellement interdite. En revanche, les chansons et leurs paroles appartiennent à qui de droit. Alors comme dirait l'autre "No copyright infringement intended".
Résumé : Parfois, les mots vous manquent. Vous ne savez tout simplement pas quoi dire ou faire. Pour comprendre. Pour expliquer. Pour réconforter. Pour guérir.
Note de l'auteur : Texte qui représente pas mal de sueur. J'en suis assez fière, même si je sais qu'il est loin d'être parfait, particulièrement le début, qui sonne bizarre, je trouve. Mais j'arrive pas à faire mieux. J'espère que ça ne vous empêchera pas de l'apprécier <3


J'ai pas les mots

- Tu quoi ?
- Je pars demain.


Quoi ? Nan mais qu'est-ce qu'il raconte là ? Raaaah, j'en peux plus ! Et eux là, ils pourraient pas se taire trente secondes ? Que je m'entende penser au moins ?

- Wahou, là j'dois dire que ch'uis impressionné ! Il ne lui a toujours pas sauté à la gorge !

Bon, là, ça y est. C'en est fini d'eux !

- JUST SHUT THE HELL UP !

Oui, je sais, quand je m'énerve vraiment, je retrouve mes habitudes d'adolescent. Que voulez-vous, passer 8 ans aux États-Unis, ça marque !

- Ouuuuh, ça, c'est mauvais signe, non ? Il me semble qu'il se met à jurer en anglais que quand il est vraiment, vraiment en colère.
- Vous partez.
- Ben en fait euh non, on préfèrerait pas, vraiment. Tu vois, on aurait des regrets si on apprenait que tu l'avais tué et qu'on avait rien fait pour t'en empêcher.
- MAINTENANT !
- Ne le tue pas tout de suite, tu veux ?
- OUT ! NOW !


Ouf, ils sont partis. Donc, où est-ce que j'en étais ? Ah oui. Lui.

- Tu quoi ?
- Je pars demain.


Raaaah, toi et ta foutue calme-attitude ! Je vais pas crier tout seul, quand même ! Bon, allez, respire.

- Bon, écoute, je t'aime, vraiment. Mais m'annoncer ça, là, maintenant, c'est vraiment mettre à l'épreuve les limites de ma compréhension. Surtout que j'avais prévu des trucs moi, pour ce week-end.

Je le regarde se lever et s'avancer vers moi, suspicieux. Je suis sûr qu'il va encore se débrouiller pour que je sois incapable de rester en colère contre lui. C'est touj – GLOUP.

Des lèvres qui se posent délicatement contre leurs jumelles, un regard intense et une légère caresse du bout des doigts, une main qui attrape son amie … Deux silhouettes qui se dirigent vers la chambre à coucher, éteignant tout sur leur passage. Seule pensée cohérente qui persiste : « Je vais pas nous gâcher cette nuit-là … Pas alors qu'il part demain. Non, mais par contre, il verra ce qu'il verra, ce lâche séducteur, demain ! Oui, demain … je … Dem – »



Il est de ces événements qui sortent tout le reste de nos pensées
Certaines circonstances qui nous stoppent net dans notre lancée
Il est de ces réalités qu'on n'était pas prêt à recevoir
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire
J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur
[…]
J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable
[…]
J'ai pas trouvé le remède pour réparer un cœur brisé
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser
[…]


Quelque part, un homme est assis à son bureau, un stylo dans la main, suspendu au-dessus de sa feuille de papier comme un oiseau figé dans son vol. Pour ne pas tomber, l'oiseau reprit son vol.

« Tu sais, finalement, ce qui me manque le plus n'est pas ce que je croyais. Je m'attendais à regretter le sexe – et c'est le cas – et ta présence, ton corps à côté de moi dans le lit – et encore une fois, c'est le cas – mais tu sais, ce que je regrette le plus, au final, ce sont de petites choses, assez insignifiantes en vérité. Ce qui me manque réellement, ce sont les petits gestes quotidiens que tu avais envers moi. Je me surprends même, parfois, à attendre l'un de ces gestes. Quand tu passais près de moi et que ta main s'attardait incidemment dans mon dos. Quand tu venais près de moi et que ton premier geste était de me passer un bras autour de la taille. Quand tu te collais contre mon dos, m'entourais de tes bras, ton menton sur mon épaule et ton souffle dans mon cou, souvent pour me dire quelque chose, par fois pour déposer dans le creux de mon cou un de ces baisers papillons dont tu as le secret.

Sais-tu que tu m'effrayais, quand je t'ai rencontré ? Tu parlais, parlais, parlais … J'avais peur de ne pas pouvoir te suivre, de devoir répondre à tout ton bavardage, de te décevoir ou que sais-je encore. Il m'a fallu du temps avant de comprendre que prêter attention à ton bavardage incessant n'avait pas d'importance. C'est quand tu ne disais rien qu'il fallait écouter attentivement. C'est dans tes silences que j'ai réellement appris à te connaître. Et à force de temps, tu as arrêté de me parler ainsi, à tort et à travers. C'est avec toi que j'ai appris combien les silences sont précieux. Peut-être est-ce pour cela que ce sont tes petits gestes affectueux qui me manquent le plus. Parce que nous étions comme cela. Nous ne parlions pas autant que certains couples peuvent le faire. Nos journées étaient faites de petites choses, de petits riens. Un effleurement par-ci, une main qui s'attarde, un regard un peu plus long … Est-ce que tu sais à quel point tu m'avais choqué ? La seule fois où je t'ai vu réellement en colère … Je m'étais juré de ne jamais me retrouver la cible de ce genre d'éclat. C'est bien connu : plus ils sont rares, plus il faut s'en méfier … J'avais appris les petits signes me prévenant d'un quelconque malaise. Tu recommençais à parler pour ne rien dire, tu ne me regardais plus vraiment. Quelque chose qui m'avait étonné : toi d'habitude désordonné, bordélique, quand quelque chose n'allait pas, tu passais tes nerfs en rangeant. Je pouvais alors te coincer et te demander ce qui n'allait pas. Et toi, la plupart du temps, tu faisais le moue et refusait de répondre. Sais-tu que tu étais terriblement mignon dans ces moments là ?

Toutes ces petites choses me manquent tu sais. Vraiment … Tu me manques …

On aurait pu penser qu'à force de te voir partir, je me serais habitué à ce que tu ne sois pas là, à ce vide soudain dans l'appartement … Et c'est vrai, je m'y suis plus ou moins habitué. Mais là, là, c'est différent. Je ne sais pas quand tu rentreras. Je ne sais même pas si tu vas rentrer un jour. Parce que tu ne m'as rien dit. Et ça, c'est la première fois. Parce que tu m'avais toujours prévenu. Jamais demandé mon avis, jamais demandé mon autorisation pour partir, ça non. Ta sacro-sainte liberté, hein.

J'ai l'air vraiment aigri en disant ça, non ? En vrai, je respectais ça. Je savais que tu avais besoin de ces voyages pour garder les pieds sur terre. Tu sais que je n'ai jamais essayé de t'empêcher de partir, n'est-ce pas ? Bon, évidemment, il m'arrivait de crier un peu. Pour la forme. Mais je ne t'aurais jamais empêché de partir. Je n'étais pas sûr de savoir ce qui serait pire. Que tu ne partes pas parce que je te l'avais demandé ? Ou que tu refuses de rester alors que je te l'avais demandé ? Je sais bien que tu n'aurais rien dit, si tu étais resté … Mais tu n'aurais pas été heureux, n'est-ce pas ? Nan, tu ne l'aurais pas été. Malheureux en silence … Ca nous aurait tous les deux détruits. Et si tu étais tout de même parti … Je ne sais pas si j'aurais réussi à te pardonner. Il y a des choses qu'on n'a pas envie de savoir. La seule fois où j'ai vraiment été en colère que tu partes, c'était surtout parce que tu me l'avais dit la veille. La veille de ton départ, toi, comme une fleur, tu m'annonces devant nos amis, déjà au courant, évidemment, que tu pars le lendemain. Evidemment que j'ai pas apprécié ! Tiens, ça me met en colère rien que d'y repenser. Donc je vais arrêter d'y penser hein. J'écris pas ça pour me mettre en colère.

Mais tu sais, ça m'a vraiment fait mal, que tu partes comme ça. En vrai, j'ai toujours mal. Quand je suis rentré cette nuit-là et que tu n'étais pas dans notre lit … Que je n'ai pas trouvé de message … Que je suis allé me coucher en me promettant de te passer un savon pour avoir découcher sans me prévenir … J'ai vraiment eu du mal à dormir, cette nuit-là. Ne pas savoir où tu étais … J'avais peur qu'il t'arrive quelque chose et que je ne puisse rien … D'où l'engueulade que je me promettais de te faire subir. Et quand tu n'es pas rentré le lendemain … J'ai téléphoné partout, à toutes les personnes susceptibles de me dire où tu avais bien pu passé. Et c'est là qu'on m'a dit.

« Oh, mais il est parti pour l'un de ses voyages, là, tu sais ? … Il ne t'avait pas dit ? »

Eh bien non, tu ne m'avais pas dit. Mais est-ce que tu sais ? Est-ce que tu peux imaginer ce que ça m'a fait, d'apprendre ça de quelqu'un d'autre, et trop tard pour que je puisse y faire quoi que ce soit ? Pourquoi est-ce que tu es parti sans rien me dire ? Je ne t'aurais pas empêché de partir … Je t'aurais emmené à l'aéroport, t'aurais embrassé et t'aurais souhaité bon voyage … Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas au moins laissé un message ? Ce sont ces questions-là qui tournaient en boucle dans ma tête, qui rebondissaient contre les parois de mon crâne alors que je m'effondrais littéralement sur le sol et pleurais toutes les larmes de mon corps. Si tu ne m'avais pas prévenu, ce n'était pas pour rien, n'est-ce pas ? Si tu avais voulu de moi, tu l'aurais dit … Alors j'ai pris cette absence pour ce qu'elle était probablement.

J'ai pleuré jusqu'à ne plus pouvoir garder les yeux ouverts. Alors je suis allé me coucher. Et j'ai pleuré, encore, en m'endormant. Mais pas en me réveillant. Je n'avais plus de larmes, tu comprends ? A partir de ce moment-là, j'ai passé mes journées à regarder dans le vide. Ça tombe bien, j'étais en vacances … Mes premières vacances depuis longtemps … Nous devions les passer ensemble …

J'étais complètement apathique. Je ne pouvais plus rien faire, plus penser à rien d'autre qu'à toi … Devant mes yeux se déroulaient tous les souvenirs que j'avais de toi. De nous. Je les ai tous passés en revu. Et encore. Et encore. Et encore. Jusqu'à ce que je ne vois plus rien. Mes yeux ne voyaient plus rien, je ne pouvais plus penser à rien. J'étais vide … Alors je me suis remis à fonctionner. Lentement. Je suis retourné travailler. J'ai revu nos amis. Qui ont été soulagés de savoir que je n'étais pas mort, finalement. Toujours le regard dans le vide de temps en temps. Toujours un sourire un peu forcé.

Tout me ramenait à toi. Cette chanson, que nous chantions toujours à tue-tête, à chaque fois qu'on l'entendait. Ce livre … Tu me l'avais offert pour mon anniversaire … Cette tasse, ta préférée … Mais tu vois, si j'écris ça, c'est parce que ça suffit. Ça fait quoi, deux mois, maintenant ? Deux mois et tu n'as pas donné signe de vie. Et puis ce n'est pas comme si tu étais mort, n'est-ce pas ?

Alors maintenant, j'arrête. De me lamenter sur mon sort. De t'attendre. Si tu reviens, et bien … Tant mieux. Tant mieux parce que, tu sais, je t'aime vraiment. Je ne sais pas si je serais capable de continuer avec toi, mais je t'aime, alors oui, probablement, je te laisserais au moins une chance de t'expliquer … Si tu reviens. Si tu ne reviens pas … Et bien écoute, sûrement que dans quelques mois, je serai capable de boire dans cette tasse sans fondre en larmes … »

Des coups sur la porte. L'homme se leva et la feuille resta ainsi.



I know you're somewhere out there
Somewhere far away
I want you back
I want you back
My neighbors think
I'm crazy
But they don't understand
You're all I have
You're all I have
[…]

Je contemplais la nuit au-dehors, enroulé dans mes bras, quand une voix s'éleva derrière moi.

- S'il te manque tant, pourquoi tu ne l'appelles pas ?
- Il a choisi de partir. Sans en parler à personne. Qu'est-ce que ça changera, que je l'appelle ou non ? Non. C'est lui qui a décidé de partir. Si quelqu'un doit appeler, c'est lui.


J'essuyai la traîtresse qui avait roulée sur ma joue avant de retourner à l'intérieur, souriant, rassurant.


Il resta assis un long moment, en silence, à contempler la lettre qu'il avait écrit quelques jours plus tôt. Puis il se leva, la plia soigneusement pour ensuite la glisser dans une enveloppe. L'enveloppe une fois fermée fut déposée, toujours vierge, au fond du tiroir de sous-vêtements. Il alla ensuite composer un numéro sur son téléphone.

- Dis-moi, ça te dirait de venir manger demain ?
- …
- Cool.
- …
- Oui oui t'inquiète je vais bien.




[…]
Puis j'ai rencontré la détresse, et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais finalement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs pleins d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversation.
[…]


Quelque part, un homme chante, seul, avec les paroles qui flottent devant lui et les accords, fantômes presque audibles.


[…]
With a taste of your lips
I'm on a ride
You're toxic, I'm slipping under
With a taste of poison paradise
I'm addicted to you
Don't you know that you're toxic?
And I love what you do
Don't you know that you're toxic?
It's getting late
To give you up
I took a sip from my devil cup
Slowly, it's taking over me

Too high, can't come down
It's in the air
And it's all around
Can you feel me now?

Une petite fille s'approche silencieusement, se créant un chemin de son pas léger sur les notes fantomatiques et les mots voletant.

With a taste of your lips
I'm on a ride
You're toxic, I'm slipping under
With a taste of poison paradise
I'm addicted to you
Don't you know that you're toxic?
And I love what you do
Don't you know that you're toxic?
Don't you know that you're toxic?
[…]

Sa bouche se referma doucement. Lentement, il glissa dans ses pensées, sans remarquer la petite silhouette non loin. Silhouette qui s'approcha de lui après une minute ou deux pour délicatement attraper sa manche et tirer deux ou trois fois dessus, comme on tire sur la corde de la cloche. Ou que l'on secoue légèrement l'homme endormi dans l'espoir de le réveiller en délicatesse. Surpris, il baissa les yeux pour découvrir qui le tirait ainsi des méandres de ses pensées.

« Dis, tu veux bien chanter encore ? »

Attendrit, il s'assit en tailleurs devant la petite et ouvrit de nouveau la bouche.


There's a calm surrender to the rush of day
When the heat of the rolling world can be turned away
An enchanted moment, and it sees me through
It's enough for this restless warrior just to be with you

- Oh, mais c'est le Roi Lion !
- Alors tu peux chanter avec moi, n'est-ce pas ?


La voix de la petite fille s'éleva pour s'entremêler à celle, plus grave, de l'homme, emportant ainsi ces mots aux quatre coins du monde, portés par le vent...

And can you feel the love tonight
It is where we are
It's enough for this wide-eyed wanderer
That we got this far
And can you feel the love tonight
How it's laid to rest
It's enough to make kings and vagabonds
Believe the very best

There's a time for everyone if they only learn
That the twisting kaleidoscope moves us all in turn
There's a rhyme and reason to the wild outdoors
When the heart of this star-crossed voyager beats in time with yours

And can you feel the love tonight
It is where we are
It's enough for this wide-eyed wanderer
That we got this far
And can you feel the love tonight
How it's laid to rest
It's enough to make kings and vagabonds
Believe the very best


Dernière édition par Ana le Lun 27 Juin - 22:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [OS]J'ai pas les mots   Lun 27 Juin - 22:49

Ouah...J'ai pas tout compris, j'avoue. Mais j'ai beaucoup aimé ^^ Personnellement, j'ai préféré la partie avec le mec (c’est bien un mec, non ?) qui part en voyage =D C'était plutôt triste et ça a bien failli me tirer une larme mais j'ai résisté ^^
Merci d'avoir posté ce(s) joli(s) texte(s) ♥ (Ça dépend des points de vues, je trouve ^^ )
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